

“Dans une boîte de magie, peu d’ouvrages comptent autant qu’un classique revisité — un livre capable de transformer un simple jeu de cartes en portail vers l’émerveillement. Pour moi, ce livre, c’est My Very Best de Richard Vollmer. Dans cet article, je te montre pourquoi Vollmer est l’un des piliers de la cartomagie moderne.”
🎩 Richard Vollmer — Le magicien qui manipule les idées
✨Il existe des magiciens qui manipulent des cartes… et d’autres, plus rares, qui manipulent les esprits : Richard Vollmer appartient à la seconde catégorie.
🪄 Une image pour entrer dans son univers
Imagine un vieil homme assis à une table en bois, un jeu de cartes posé devant lui.
Il ne les touche pas encore.
Il observe simplement les cartes comme s’il lisait en elles une histoire que personne d’autre ne voit.
Tu t’attends à une démonstration de technique…
Mais soudain, sans geste rapide ni mouvement de poignet, quelque chose se produit.
Une coïncidence impossible.
Une révélation inattendue.
Une idée qui se matérialise.
C’est là tout l’art de Richard Vollmer :
la magie n’est jamais là où on la cherche. Elle est dans l’idée, pas dans les doigts.
📖 Qui est Richard Vollmer ?
Richard Vollmer est l’un des grands artisans de la magie francophone. Magicien, auteur, traducteur, passeur d’idées…
Il a façonné plusieurs générations de cartomanes et de mentalistes.
Au cours de sa carrière, il a signé ou traduit près d’une centaine d’ouvrages.
Son nom apparaît dans les bibliothèques de presque tous les magiciens francophones, souvent bien avant qu’ils ne se rendent compte de son importance.
Ce qui distingue Vollmer n’est pas seulement sa productivité, mais sa vision :
il croit en une magie simple en surface, mais profondément subtile dans ses fondations.
✨ Son style : l’intelligence plutôt que la dextérité
Dans un monde où beaucoup associent la magie à la rapidité des mains, Richard Vollmer prend la direction opposée.
Pour lui :
- un jeu ordinaire suffit ;
- les manipulations doivent être propres, naturelles ;
- l’effet doit reposer sur un principe invisible, souvent mathématique ou psychologique ;
- la force du tour doit venir de l’élégance de l’idée, pas du spectacle de la technique.
Ses routines donnent souvent l’impression que le magicien n’a presque rien fait.
Ce qui, bien sûr, est le plus grand compliment qu’on puisse faire à un artiste de l’ingénierie magique.
📚 My Very Best : 50 ans de magie condensés
Parmi ses ouvrages les plus marquants, My Very Best occupe une place particulière.
Cet ouvrage monumental rassemble près de 160 tours, créés ou raffinés pendant un demi-siècle.
Il synthétise tout ce qui fait la force de Vollmer :
- des effets puissants, utilisables en conditions réelles ;
- des principes astucieux, souvent méconnus ;
- une pédagogie claire, limpide, qui met la magie à la portée de tous… mais l’excellence à la portée de ceux qui cherchent.
C’est un livre que l’on n’explore pas :
on s’y perd volontairement.
🌍 Son impact sur la magie francophone
Richard Vollmer n’est pas seulement un créateur :
c’est un passeur culturel.
Grâce à ses traductions, des œuvres majeures de la cartomagie et du mentalisme anglo-saxons ont pu traverser la barrière de la langue.
Ses adaptations ont permis à d’innombrables magiciens francophones d’accéder à des trésors conceptuels qui seraient restés hors de portée autrement.
Sa contribution est si vaste qu’on pourrait presque dire :
si tu as déjà lu un livre de magie en français, il est probable que tu aies croisé la patte de Vollmer sans même le savoir.
🎩 Pourquoi Vollmer mérite une place dans ta “boîte de magie”
Pour un magicien — amateur, passionné, ou professionnel — Vollmer est un compagnon idéal.
Ses tours :
- fonctionnent partout ;
- ne nécessitent pas de matériel sophistiqué ;
- impressionnent autant les magiciens que les profanes ;
- privilégient l’esprit, la finesse, le storytelling.
Et pour un site comme Voisee ma boîte de magie, évoquer Vollmer, c’est rappeler aux visiteurs que la magie n’est pas qu’une collection de coups de main. C’est un art intellectuel, une pensée, une façon d’émerveiller par la logique autant que par l’illusion.
🪄 Conclusion – Là où se cache la vraie magie
Richard Vollmer appartient à cette lignée rare de magiciens qui ne se contentent pas de créer des tours : ils créent des portes vers un univers où une simple carte devient une énigme, un numéro devient une histoire, et chaque spectateur — même le plus sceptique — se retrouve, l’espace d’un instant, à nouveau capable d’y croire.
Les profanes voient en lui un artisan du mystère.
Les magiciens, eux, reconnaissent un maître qui sait que la magie la plus forte ne se trouve ni dans la rapidité des doigts ni dans la complexité d’un mécanisme…
…mais dans l’idée juste, le principe invisible, la subtilité qui frappe plus fort que la dextérité.
Vollmer nous rappelle que la magie n’est pas un défi : c’est une rencontre entre un effet, une intention et un public prêt à se laisser prendre — non pas au piège, mais à l’émerveillement.
Et si son œuvre mérite une place d’honneur dans Voisee ma boîte de magie, c’est parce qu’elle porte en elle cette vérité simple :
La vraie magie n’est pas dans les cartes.
Elle est dans l’esprit de celui qui les mélange…
…et dans les yeux de celui qui regarde.
La Magie du crayon et de la gomme
L’histoire que je m’apprête à te raconter n’est pas une histoire comme les autres. Elle m’a profondément marqué et, à ce jour, continue de façonner ma manière de penser et de raisonner. C’est l’histoire du crayon et de la gomme. Depuis toujours, je la chéris, car elle contient en elle une leçon précieuse. Je t’invite à lui accorder toute ton attention. Puisses-tu, toi aussi, y découvrir une nouvelle source de réflexion… et peut-être un éclairage inédit sur la vie.
Je l’ai modelée à ma manière, en espérant que sa lecture te transporte autant qu’elle m’a transformé.

✏️ L’HISTOIRE DU CRAYON ET DE LA GOMME
Il était une fois, dans une trousse en cuir un peu usée, un petit monde que personne ne voyait jamais. Il y avait des trombones bavards, une règle grincheuse, un taille-crayon qui se croyait chirurgien… et au milieu d’eux, deux êtres très particuliers : Crayolus, un crayon fin comme un rêve, et Gommette, une gomme blanche comme un nuage.
Crayolus prenait sa mission très au sérieux : écrire des histoires. Tous les matins, quand l’élève ouvrait la trousse, il se redressait fièrement, sa pointe légèrement tremblante, prêt à tracer des mondes entiers.
Il aimait imaginer des portails magiques, des voyages impossibles, des sorciers étincelants… Parmi eux, un héros revenait souvent : Fred le magicien, qui semblait tout droit sorti d’un livre ancien.
Mais Crayolus avait un secret : il avait peur de mal faire.
Peur de rater une lettre.
Peur d’abîmer la page.
Peur de laisser une trace qu’on ne pourrait jamais effacer.
Un jour, alors qu’il dessinait un grand soleil pour illuminer l’histoire du jour, sa main dérapa légèrement — douze rayons au lieu de huit. Son graphite se figea.
— C’est affreux… Je suis affreux… murmura-t-il.
La règle soupira :
— Encore un drame. Tu exagères.
Le trombone ricana :
— Il va encore se rouler au fond du sac comme d’habitude…
Mais Gommette, elle, s’approcha. Elle ne parlait presque jamais, mais elle avait observé Crayolus depuis longtemps. Elle l’aimait bien. Elle aimait son courage fragile, ses histoires folles, sa façon de trembler quand il dessinait quelque chose d’important.
— Je peux t’aider, dit-elle doucement.
Crayolus recula.
— T’aider ? Mais tu vas tout enlever ! Mes efforts, mes rêves…
Gommette sourit.
— Je n’efface que ce qui te gêne. Pas ce que tu es.
Alors elle glissa sur la feuille, légère comme une caresse.
Les mauvais rayons disparurent.
Le soleil retrouva sa forme parfaite.
Crayolus resta sans voix.
Gommette eut un petit rire, presque imperceptible.
À partir de ce jour-là, ils travaillèrent ensemble.
Il créait.
Elle corrigeait.
Et, quelque part, dans ce duo improbable, ils devinrent les artisans des plus belles histoires de l’enfant.
On raconte même que Crayolus et Gommette auraient été aperçus dans la poche d’un magicien célèbre…
Un certain Fred, qui écrivait un mystérieux grimoire pour émerveiller les voyageurs.
📚 La morale
Même les plus belles créations naissent de l’erreur.
On ne réussit jamais seul : il faut parfois une main douce pour nous aider à recommencer, à nous corriger, à avancer.
Et il n’y a aucune honte à demander de l’aide — c’est ainsi qu’on grandit.
L’Atelier du Couple – Quand Deux Âmes Dessinent Ensemble
Partager une vie de couple, c’est comme accepter d’entrer dans un grand atelier où deux êtres vont tenter de créer une œuvre commune. Et pour que cette œuvre prenne vie, j’aime imaginer qu’il faut au moins un crayon et une gomme. Pas pour se mettre dans des cases, mais pour comprendre qu’un couple fonctionne grâce à deux forces complémentaires : celle qui ose et celle qui adoucit. Le crayon avance, trace, imagine, parfois de travers, parfois trop vite, parfois en cherchant encore sa direction. Il n’est jamais parfait, mais il est vivant. La gomme, elle, veille avec douceur. Elle ne juge pas le trait, elle le comprend. Elle efface juste ce qu’il faut, ni trop ni trop peu, pour laisser place à une version plus claire, plus sereine, plus juste de l’intention du crayon. Ensemble, ils avancent : un trait, une correction, un autre trait, un sourire… et la page se remplit peu à peu.
Mais un couple, ce n’est pas seulement un crayon et une gomme. Il y a aussi le papier, celui sur lequel tout repose. Le papier, c’est la relation elle-même : parfois lisse, parfois froissé, parfois un peu fragile. Quand on prend soin du papier, le dessin peut tout supporter. Quand on le déchire, rien ne tient. Le papier a besoin qu’on y dépose les traits avec délicatesse, mais aussi avec confiance.
Il y a aussi la règle, celle qui rappelle parfois le cadre, les limites, le respect, les valeurs communes. Elle n’est pas là pour contraindre, mais pour aider à aligner ce qui doit l’être, pour éviter que les traits s’éloignent trop l’un de l’autre. La règle n’est pas rigide dans un couple : elle est un repère, celle qui murmure « n’oublions pas ce qui nous unit ».
Puis vient le taille-crayon, ce petit outil qui fait toute la différence. Car un crayon qui n’est jamais taillé finit par ne plus écrire. Le taille-crayon, c’est tout ce qui permet de se renouveler : prendre du temps pour soi, discuter, se remettre en question, évoluer. Parfois ça gratte, parfois ça fait mal, parfois on perd un petit bout de soi… mais on retrouve une pointe plus fine, plus précise, plus capable de dessiner ce qu’on souhaite vraiment.
Et n’oublions pas la main. La main, c’est la manière d’aimer : la patience, la tendresse, l’intention. Une main brusque casse la mine ; une main absente laisse le dessin s’éteindre. Une main attentive, elle, sait quand soutenir, quand guider, quand lâcher prise. La main, c’est la manière dont on traite l’autre au quotidien.
Et enfin, il y a l’artiste. L’artiste, ce ne sont pas deux personnes séparément, mais bien les deux ensemble. Car un couple n’est pas 1 + 1 = 2, mais 1 + 1 = 3 : toi, moi, et ce que nous créons ensemble. L’artiste, c’est le « nous » : celui qui choisit chaque jour de continuer l’œuvre, même quand la page se tache, même quand la mine casse, même quand la gomme s’use. C’est le choix de reprendre le carnet, de regarder le dessin en cours et de dire : « On continue ? ».
Dans un couple, il faut des traits maladroits, des gommages, des contours, des remises au propre, des éclats de rire et des gribouillages. Il faut accepter de ne pas tout maîtriser. Il faut surtout comprendre que l’œuvre ne sera jamais parfaite… mais qu’elle peut être magnifique tant qu’on la crée ensemble.
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